les vignes

Toutes nos parcelles ont pour base des sols argilo-calcaires, principalement des marnes kimméridgiennes (à l’exception du Carroir, seule vigne de l’appellation sur silex). Notre région bénéficie d’un climat océanique tempéré; nos parcelles se situent à environ 250 mètres d’altitude sur la commune de Menetou-Salon et jusqu’à 300 mètres sur les coteaux de Morogues. Nos vignes sont plantées exclusivement de sauvignon et de pinot noir.

La force d’Henry fût de préférer les coteaux de Morogues aux terres de plaines, argileuses et faciles à travailler au cheval. A cette époque, les terres à vignes sont moins onéreuses que les terres à céréales. Il avait compris que ces parcelles maigres étaient synonymes de qualité, d’expression pure du terroir et identitaires dans les vins. 

Il a défendu les terroirs de Morogues avec conviction, jusqu’à ce qu’ils deviennent l’une des références évidentes de la région. Sa passion, il nous l’a transmise. Il était fier d’être vigneron sur l’appellation Menetou-Salon — nous le sommes aussi.  

Fort de son héritage de pépiniériste, il continue d’affiner les sélections massales familiales et plante les parcelles des Blanchais, du Carroir et des Cris. Nous poursuivons ce travail aujourdhui.

En 1981, Eric, soutenu par Henry, vinifie séparément le coteau des Blanchais pour la singularité de son terroir. Le premier parcellaire du domaine est né.

Précurseurs dans la région, ils valorisent une cuvée par la définition de son terroir et non par une méthode d’élevage ou par l’âge des vignes. Les parcellaires qui apparaitront ensuite suivront le même principe : Vignes de Ratier et les Cris en 1996 par Julien et Henry, Le Carroir en 2010 par Paul-Henry

une année à la vigne

La taille marque le commencement de l’année, un temps d’introspection et de réflexion. Le temps est long, le climat parfois rude mais la connexion à la plante se fait plus intime. Les flux de sève sont observés, préservés, les plaies limitées, les yeux choisis, positionnés. Une bonne taille conditionne 2 années de récolte et la longévité du cep. Nous veillons à ce que la vigueur de nos vignes ne soit pas trop élevée ; pour conserver un bon équilibre nous apportons nos propres composts ponctuellement, en réponse aux besoins observés.

Le retour du printemps, les premiers pleurs, tout s’accélère. Les ébourgeonnages confirment la taille, le ballet des tracteurs reprend et avec lui le travail du sol, des préparations biodynamiques et des traitements.

Bientôt les accolages, effeuillages, parfois un peu de vendanges en vert. Et puis, tout se calme : Patience.

 

Le domaine est vendangé manuellement. Une centaine de personnes pour 2 à 3 semaines de récolte! C’est le flux très rapide des parfums, des voix et des gestes qui se répètent chaque année et chaque année toujours d’une manière différente.

Cette attention et ce travail à la vigne nous permettent d’aller bien au-delà des arômes variétaux de nos cépages. Les baies récoltées à maturité optimale expriment toute la richesse des sols et des climats où elles se sont développées.

La tâche suivante est d’en prendre grand soin pour que les jus portent les mêmes qualités.

Les travaux que nous effectuons sont dictés par l’observation des vignes au jour le jour. Aucune action n’est systématique, chacune est pensée comme un accompagnement du végétal, effectuée au moment nécessaire.

Notre but : que les fruits expriment dans nos bouteilles les qualités et les typicités de nos différents terroirs.

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